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| - Sacré par le Rolling Stone Magazine "Meilleur album de tout les temps", Sgt. Pepper Lonely Heart's club Band est un album qui fait l'unanimité parmi tout les amateurs de musique. J'annonce la couleur: cet article n'est ni plus ni moins qu'un dithyrambe, n'en déplaise aux autres. A la pochette, le ton est donné: cet album ne sera pas un album, mais l'album, pierre angulaire de la mutation des Beatles. En effet, Paul McCartney affirmera plus tard: _EKadi_
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| - Sacré par le Rolling Stone Magazine "Meilleur album de tout les temps", Sgt. Pepper Lonely Heart's club Band est un album qui fait l'unanimité parmi tout les amateurs de musique. J'annonce la couleur: cet article n'est ni plus ni moins qu'un dithyrambe, n'en déplaise aux autres. A la pochette, le ton est donné: cet album ne sera pas un album, mais l'album, pierre angulaire de la mutation des Beatles. En effet, Paul McCartney affirmera plus tard: We were fed up with being Beatles. We really hated that fucking four little mop-top boys approach. We were not boys, we were men. Plus we'd now got turned on to pot... Mais cet album est-il vraiment une preuve de la mue des Beatles? Le thème du cirque peut nous en faire douter. Mais à vrai dire, le thème du cirque n'est pas si gênant en soit. C'est quand les chansons en sortent que l'on est dérangé.Dès la première chanson, on est immergé dans le trip, mis en situation: foule, accordéon... On écoute cet album comme on regarde les jeux du cirque: les musiques s'enchaînent les unes à la suite des autres, comme les acrobaties, les tours de passe-passe... L'usage du synthétiseur, qui imite sur certains passages le son inquiétant de l'orgue de Barbarie rajoute une strate dans le trip circus .Mais le trip ne s'arrête pas à ce détail. Les paroles sont ambigües à souhait, on sent le double-sens (volontaire?) dans "Fixing a Hole", on s'interroge sur le lien (réfuté) entre Lucy in the Sky with Diamond et le LSD... La musique elle même accompagne le paradoxe, comme sur Getting Better, aux paroles graves, mais à la mélodie enjouée. On a beaucoup de mal à décrire "musicalement" ce concept album: il se voit, se ressent. A Day in a Life est une très bonne illustration de ce principe. Chanson qui débute sur un petit air de balade anodin, on se prend à la face une transition violente, inquiétante, qui table bien avec le thème évoqué dans la première partie de la chanson. Puis on enchaîne sur une autre partie un peu plus speed, rythme Boogie... Mais là, les paroles changent de thème. On parle à la 1è personne, on est entraîné dans le métro boulot-dodo du perso. Et c'est là qu'on comprend la chanson: le personnage que l'on suit est celui qui est mort dans la première partie. Enfin, mis à part le "roman", on perçoit bien la volonté des Beatles d'expérimenter nos sens. Et la synesthésie opère. Mais finalement, en écoutant les chansons de cet album, et en comparant avec d'autres albums, on ne peut qu'affirmer une chose: la technique a évolué. La musique est plus mûre, plus travaillée. Sur cet album, on sent que les Beatles ont enfin compris le potentiel du studio d'enregistrement. Les arrangements sont tordus... Mais tellement cohérents! Les chansons ne parlent plus autant d'amour, du moins, pas aussi niaisement qu'avant. L'usage de l'effet "Sitar" nous transporte... C'est psychédélique! Cet album vaut bien toutes les "Experience" du monde. _EKadi_
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